Voyager, c’est découvrir le monde, vivre des moments magiques et construire des souvenirs pour la vie. Mais ça veut aussi dire affronter l’inattendu… et parfois encaisser quelques grosses galères. Après plusieurs années à parcourir le globe en sac à dos, en bus, en avion et même en camping-car, on a connu notre lot de situations qui nous ont secoués… et souvent fait rire, mais seulement après coup.
Dans cet article, on a eu envie de vous raconter nos 3 plus grosses galères de voyage, et une quatrième qui nous fait encore bien rire aujourd’hui.
1. L’intoxication alimentaire dans un bus de nuit en Bolivie
C’est sans doute la galère qui nous a le plus marqués. Lors de notre tour du monde en sac à dos, nous devions relier La Paz à Sucre en bus de nuit, un trajet assez classique en Bolivie. Avant de monter à bord, on avait acheté des sandwiches dans une petite boutique locale pour être sûrs d’avoir quelque chose à manger pendant les longues heures de route.
Quelques heures après le départ, on a commencé à sentir que quelque chose n’allait pas du tout. Nausées, crampes, frissons… on a compris un peu trop tard qu’on avait été victimes d’une intoxication alimentaire. Évidemment, nos médicaments étaient rangés dans la soute du bus.
On a passé la nuit à lutter contre nos estomacs en vrac, entre deux arrêts improvisés du chauffeur et des paysages andins magnifiques mais difficiles à apprécier dans cet état.
💡 Cette expérience nous a appris à être beaucoup plus vigilants sur la conservation des aliments et à toujours garder une petite trousse de secours avec nous, même pour un trajet de nuit.
2. L’avion raté en Australie
Après trois semaines incroyables à relier la côte Est de l’Australie à Darwin en van, on était complètement déconnectés du calendrier. Soleil, plage, surf… on vivait au rythme du voyage sans trop regarder les dates.
On devait prendre un vol vers la Malaisie pour poursuivre notre tour du monde. Sauf que dans notre tête, on s’était complètement emmêlés les pinceaux. On avait rendu notre van un jour plus tard que prévu, persuadés que notre avion partait le lendemain. En réalité, le vol était prévu… la veille.
Quand on est arrivés pour rendre notre van, confiants et détendus, on a vite compris notre double erreur, on avait rendu notre van un jour trop tard et donc raté notre avion.
Impossible de négocier quoi que ce soit, l’avion était parti depuis 24 heures. On a dû racheter des billets, modifier nos réservations et revoir une partie de notre planning. Une erreur qui nous a coûté un peu d’argent et beaucoup de temps, mais qui nous a aussi appris à vérifier deux fois, voire trois, nos dates de transport.

3. Le lanterneau de camping-car cassé en Espagne
Un mois après le début de notre tour d’Europe en camping-car, on s’était posés sur une plage au sud de l’Espagne, autour de Malaga.
☀️ Comme il faisait très chaud, nous avions ouvert tous nos lanterneaux, puis une petite bourrasque de vent s’est levée. Rien d’impressionnant en apparence. Pourtant, on s’est rendu compte immédiatement que quelque chose n’allait pas : le lanterneau du camping-car venait de se fissurer en deux sous la pression du vent. En quelques secondes, on s’est retrouvés avec une ouverture sur le toit, exposés au vent et à la poussière, un peu abasourdis par ce qui venait de se passer.
Heureusement, on avait prévu de remonter la côte jusqu’à Barcelone. On a donc adapté notre itinéraire et prolongé jusqu’à Perpignan pour se faire livrer un nouveau lanterneau. Quelques jours plus tard, tout était réparé et on pouvait embarquer sereinement en bateau de Barcelone pour l’Italie afin de continuer notre aventure en camping car en Europe.

4. Une mygale dans la chaussure en Amazonie
Cette dernière galère est presque drôle… maintenant. En pleine forêt amazonienne au Pérou, on répétait sans cesse qu’il fallait toujours vérifier ses chaussures avant de les enfiler. Entre humidité et insectes, on ne sait jamais ce qui peut s’y cacher.
Un matin, Matt glisse son pied dans sa chaussure sans vérifier. Il ressent immédiatement quelque chose d’anormal. Il retire son pied en une fraction de seconde et jette la chaussure un peu plus loin. Une petite mygale en sort tranquillement. Plus de peur que de mal, heureusement.
On en a tremblé quelques minutes, puis on a fini par en rire. Depuis, vérifier ses chaussures est devenu un réflexe absolu, peu importe le pays.
Voyager, c’est accepter que tout ne se passe pas toujours comme prévu. Ces galères nous ont stressés sur le moment, parfois épuisés, mais elles font aujourd’hui partie intégrante de nos souvenirs les plus marquants. Évidemment, on a encore plein de galères à raconter. On garde tout ça bien au chaud pour un prochain article !
N’hésitez pas à nous raconter les vôtres en commentaires, car finalement, sur le moment, on se sent souvent seuls et démunis… puis on se rend vite compte qu’on vit tous la même chose !